Bonheur de carte

C’est la saison des cartes de vœux. Nous, on adore. Mais les belles, les vraies, les chaleureuses – pas les avatars qui passent… comme une étoile filante.

Il y a ceux qui l’aiment, et ceux qui la détestent. Qu’importe, la période des fêtes est particulière. Quel que soit l’état d’esprit des gens, elle se caractérise par une volonté commune de marquer une pause, de respirer, et de prendre du recul. Pour certains, c’est un recul spirituel. Pour d’autres, c’est une occasion de partir en vacances. Mais il y a chez toutes et tous un changement de disposition intérieure.

Réceptivité particulière
Ce changement est une opportunité en termes de communication parce qu’il se traduit par une réceptivité particulière. Les fêtes, c’est partager un calme, une disponibilité, voire une bienveillance. L’attente de l’autre est grande, il donne une attention particulière aux signaux qu’on peut lui transmettre. Quel dommage, dès lors, de ne pas en profiter pour lui envoyer des messages ! Quel dommage de négliger ce moment !

Il y a des négligences classiques. Amusons-nous à en faire la liste ici, non-exhaustive.

1/ La démission – L’entreprise renonce à envoyer ses vœux, estimant que tout cela n’est que folklore et que, de toute manière, personne ne les lit. Résultat : elle rate une belle occasion de faire passer un message. Communiquer, c’est aller vers l’autre, et donc accepter son agenda.

2/ La feinte temporelle – L’entreprise envoie ses vœux fin novembre ou en janvier pour essayer de dribbler l’embouteillage et se faire remarquer. Résultat : à l’eau, car l’attention du récepteur n’est pas au rendez-vous. Recevoir une carte de vœux alors qu’on commence son régime post dinde aux marrons, c’est vraiment le blues.

3/ La digitalisation  – Sous prétexte de limiter la pollution, les vœux sont envoyés par e-mail, parfois avec une animation digitale à aller voir sur Youtube.com. Résultat : l’envoi finit dans l’anti-spam, n’a pas le temps d’être lu tellement la boîte est pleine, ou, au mieux, se limite à un visuel écran froid, envahi de messages d’alerte anti-virus. L’impact est nul, et le récepteur se dit que les vœux, c’était mieux avant.

4/ L’heure de gloire – Tout le monde le sait, Noël, c’est la fête, et il y a toujours un collègue volontaire pour profiter de l’occasion pour exprimer son exceptionnelle créativité. Dont acte, avec une carte de vœux totalement improbable (le troupeau de pingouins pour illustrer l’esprit d’équipe, Gérard, il fallait vraiment y penser !), mais qui néanmoins arbore fièrement le logo de l’entreprise. Résultat : la carte fait le tour des bureaux et suscite l’hilarité générale. L’enseigne se ridiculise, et Gérard reçoit un blâme.

Mais alors, que faut-il faire ?
Eh bien, il faut rester simple, et miser sur la sincérité. Le digital convient à bien des circonstances de la vie de tous les jours, mais pas au temps de Noël, qui est celui du calme, de la douceur et de la profondeur. Choisissez un beau papier, ajoutez-y votre logo, tentez éventuellement une petite animation – mais en vous assurant que l’identité de votre marque sera néanmoins immédiatement reconnue. A la mi-décembre, prenez votre plus belle plume, et écrivez un petit mot personnel et sympathique à vos contacts. Déposez le tout à la poste quelques jours avant Noël, et partez sereinement en vacances.

La communication, parfois, ça doit rester simple.

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