Surréaliste

Le monde de la communication s’émeut après qu’on ait découvert que le designer du logo de Tokyo 2020 a sans doute pompé son concept chez un autre. Une affaire surréaliste, à divers égards.

Peu reluisante
Surréaliste, parce que la rencontre entre Tokyo et le Théâtre de Liège est au moins aussi inattendue que celle « sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie». Lautréamont a fait de telles rencontres un principe esthétique. Reconnaissons que l’affaire qui nous occupe est peu reluisante.

Surréaliste, parce qu’on peine à croire qu’un designer qui a le privilège unique de créer un logo de potentiels jeux olympiques puisse tomber dans un tel travers. Il nous semble que ce travers ne réside pas dans le fait d’aller chercher de l’inspiration dans ce qui a été fait (la création a toujours fonctionné comme cela, subrepticement ou ostensiblement), mais dans le fait de recycler en l’état une forme existante, sans que cela ne soit légitime, ni sensé.

Différence
Mais surréaliste surtout parce qu’elle met en lumière ce qui se cache dans l’identité, et qui en sous-tend la force. L’identité ne tolère pas le « même », elle se nourrit de différence. Identifier un objet, c’est reconnaître qu’il n’est pas les autres. En conséquence, lorsqu’on travaille sur l’élaboration d’une identité d’entreprise ou de produit, le « différent » doit nous obséder. Et si le « même » intervient, cela doit être ostensible, et faire sens.

Lire l’article du Monde sur l’affaire du logo de Tokyo 2020

Joelapompe.net, le site du plagiat publicitaire

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